Aux origines de la presqu’île

Au début du VIe siècle, un moine fonde une abbaye près de la mer. Les forêts défrichées, les salines creusées, les hommes installés, les moulins se mettent à moudre le grain et la presqu’île de Rhuys commence à vivre.

Le petit bout de côte entre Saint-Gildas-de-Rhuys et Sarzeau, à l’extrémité du golfe du Morbihan est paré d’atouts séduisants signant l’identité de cette Bretagne méridionale et maritime. Son rivage s’ouvre sur le large, offrant un spectacle permanent et changeant selon les heures, sur la baie de Quiberon et les îles de l’horizon. Un passage de goélands, le retour des chalutiers, les voiles filant vers Houat et Hoëdic, le mouvement du ressac, la griserie de l’air iodé suffisent à mettre en joie le promeneur de la côte. Il n’est plus nécessaire de parcourir le sentier des douaniers au pas de charge. La célèbre balise du GR®34 a donné une deuxième vie randonneuse à ce sentier mythique, qu’il faut parcourir comme les moines jadis, au rythme de la contemplation.

Voici que s’avance la pointe de Men Maria, on y découvre un dolmen datant de 4500 à 2000 ans avant Jésus-Christ. Ce tombeau mégalithique témoigne des sociétés agropastorales qui ont vécu dans la région aux derniers millénaires de la préhistoire. Plus loin, le menhir de la Pierre Jaune ,e dévoile toujours pas son mystère : s’agit-il d’une borne marquant une limite de territoire, d’une stèle commémorative, d’une bétyle sacralisant un sommet, une source ou un cours d’eau, d’un axis mundi mettant en relation les puissances souterraines et célestes ? Pas de réponse…Mais, déjà, on quitte le littoral  pour monter sur la falaise. Les bouquets d’arméries mettent du rose dans la dureté du minéral. Une succession de « ker » – on pense alors à Kerbodo, Kerfontaine, Kerignard…- annonce un chapelet de hameaux aux maisons bretonnes toutes de grès et de schiste. À l’abri du vent, on prend le chemin du retour vers Saint-Gildas en espérant que l’heure ne soit pas top avancée pour pouvoir visiter sa belle abbaye romane dans la quiétude d’une fin de journée.

Saint-Gildas-de-Rhuys – 3 heures – Facile

Dolmen et menhir rythment ce parcours, qui relie deux pointes. Occupé depuis les temps les plus anciens, Saint-Gildas réussit le mariage de la terre et de la mer pour une balade dans l’Histoire des hommes.

Saint-Gildas-de-RhuysAccès : de Vannes , prendre vers le sud, les N 165, D 780 et D 198 jusqu’à Saint-Gildas-de-Rhuys.

Départ : du parking sur la place de l’abbaye.

Parcours établi d’après la carte IGN Série bleue au 1/25 000 n° 0921 OT, Vannes, golfe du Morbihan :

Prendre la direction Arzon et ensuite la direction du Grand Mont. S’engager sur la petite route jusqu’au parking du Grand Mont (1) .
Face au sémaphore, prendre à gauche le chemin balisé en blanc et rouge. S’arrêter un moment à la pointe du Grand Mont, devant la table d’orientation. De là, repérer au large Belle-Île, Houat et Hoêdic. Continuer sur le sentier, longer la plage de Port-Maria, poursuivre jusqu’à la pointe de Men Maria et son dolmen  (2).
Continuer sur le sentier, qui passe par le petit port aux Moines, jusqu’au menhir de la Pierre Jaune (3).
Le sentier se dirige vers la pointe de Saint-Jacques, où l’on s’arrête pour admirer l’anse de Suscinio et son fameux château entouré de marais et de bois, avec vue sur mer, qu’il faut absolument visiter (4).
Revenir sur ses pas, jusqu’à la plage de Saint-Jacques, avant le point (3), puis prendre à droite. Entrer dans les terres par le sentier balisé en jaune (5).
Aller jusqu’à l’embranchement des Quatre Chemins. Après le lieu-dit Le Cossay, prendre le chemin de Kerbistoul à gauche (6).
Continuer de suivre le sentier balisé en jaune. Traverser la route, le sentier balisé en jaune s e prolonge jusqu’au point de départ, à Saint-Gildas-de-Rhuys.

Nos conseils :
visiter l’abbatiale romane et découvrez son trésor. Composé d’objets de culte des XIVe et XVIe siècles, il est considéré comme l’un des plus remarquables de Bretagne. Sous le Grand Mont, descendez à la « Bonne Fontaine » : le lieu où accosta saint Gildas.