Hoëdic, l’authentique

À une heure du continent, il est une île comme une étoile dans la mer, un caillou idéal pour ceux qui se rêvent Robinson. Il faut y séjourner et découvrir pas à pas la variété de ses paysages.

En débarquant su le « caillou », on se demande comment les premiers hommes qui se sont installés sur cette île de poche (2,5 kilomètres de long, un de large) ont vécu. En parcourant l’île, on découvre qu’elle est habitée depuis la préhistoire, comme en témoignent les nombreux menhirs et les dolmens. Éloignée du continent, Hoëdic a fait office de refuge pour les homme ainsi que pour certaines plantes et les oiseaux migrateurs. Mais elle abandonna son rôle d’abri, comme toutes les îles du Morbihan, autour de l’an mille, après le passage ravageur des Vikings. Au XIe siècle, lorsque les ducs de Bretagne dotent l’abbaye de Saint-Gildas des îles d’Houat et d’Hoëdic, l’histoire reprend son cours. Les moines de l’abbaye installent alors quelques familles de la presqu’île de Rhuys, qui feront souche en survivant d’agriculture, de pêche et d’élevage.

La douceur de l’hiver, la fraîcheur des étés, l’électricité seulement arrivée en 1963, l’administration de l’île par un recteur prenant en charge le salut des âmes, mais aussi la vie économique et sociale jusque dans les années 1990, fondent sa singularité. Pour le visiteur au tempérament flâneur et naturaliste, Hoëdic, dès les beaux jours, se pare de mille attraits. Dans les prairies, on découvre avec ravissement les fleurs violettes de l’orchis à fleurs lâches. Le long de la côte, les dunes se couvrent de fleurs tout l’été. Tout près des buissons d’oyats blondis par le soleil, les fleurs mauves des giroflées des dunes embaument l’air. Vers le rivage abordent les oiseaux de pleine mer, comme le rare plongeon catmarin. Paradis  pour les oiseaux et le visiteur, Hoëdic le restera si, comme disent les naturalistes de Bretagne Environnement, l’on y « pose pieds et regards avec délicatesse. »

 Hoëdic – 3 heures – Moyen

Rien de tel que de faire le tour d’Hoëdic pour éprouver les sensations de l’insularité. L’apparente austérité de ce paysage minéral est adoucie çà et là par les pelouses rases, les prairies, un marais et des îliens.

Hoëdic

Accès : liaison à partir de Quiberon. Traversée en bateau d’une heure quinze, desservant aussi l’île d’Houat.

Départ : du village d’Hoëdic.

Parcours établi d’après la carte IGN, série bleue au 1/25 000 n° 0822 OT, Belle-Île, îles d’Houat et d’Hoëdic :

Se rendre au fort, pour profiter de la vue su l’île. Monter sur le belvédère : la vue embrasse le paysage et ses milieux naturels typiques, dunes, prairies, marais (1).
À gauche de l’entrée du fort, prendre le chemin qui mène au menhir de la Vierge (2).
Du menhir de la Vierge, continuer le chemin à droite pour gagner la côte. Puis prendre à droite le sentier côtier qui fait le tour de l’île (3).
Passer à la hauteur du marais, situé derrière la dune : de nombreux oiseaux d’eau viennent s’y réfugier (4) .
Longer la côte en passant successivement devant deux grandes anses, jusqu’à la pointe du Vieux-Château (5).
De la pointe du Vieux-Château, continuer jusqu’au port de l’Argol. La proximité du village permet de faire une pause déjeuner dans l’un des établissements de l’île (6)
Continuer sur le sentier côtier, passer devant un dolmen, puis devant les ruines de l’ancien fort anglais jusqu’à Beg Lagad (7).
De là, retourner au point (3).
Passer par le sentier du menhir de la Vierge qui conduit au fort. Retour au village d’Hoëdic.

Nos conseils :
Le tour d’Hoëdic se fait en quelques heures, mais la vraie découverte de l’île, s’effectue au rythme de la flânerie, en s’attardant de pointes en criques, de caps en plages.