La mer Méditerranée

Comme un appel irrésistible venu de plus loin de nos origines, la mer nous attire. Ici, sur ce sentier littoral, on la suit, on la quitte, du maquis en sous-bois, et on y retourne avec joie, d’une plage à l’autre.

La beauté a un prix. En se rendant en voiture sur cette frange littorale bénie des dieux, qui va de la pointe de l’Argentière au cap de Brégançon, on doit débourser 8 € pour l’accès  à une journée paradisiaque. Il faut savoir que, derrière les quelques mètres de littoral relevant du domaine public, tout l’espace appartient à une poignée de propriétaires? C’est donc sous l’ombrage de leurs magnifiques pinèdes aménagées en parkings payants que l’on vient garer sa voiture, son vélo (payant aussi), avant d’entreprendre balade et baignade. Mais cela vaut la peine ! Affublé d’un maillot de bain, de chaussettes de randonnée, d’un chapeau et de lunettes de soleil, on se promène sur un magnifique sentier littoral. Dans les rochers escarpés, micaschistes et gneiss ciselés forment parfois de jolis bancs plissés, ocre, blancs, anthracite. Suivant l’axe de la lumière, ils scintillent de mille couleurs irisées.

Sur ce bout de roche, les grands pins maritimes s’aventurent jusqu’à la limite du dessèchement provoqué par les embruns salés de la mer. On les admire, on leur sait gré de composer ce décor sublime, leurs silhouettes épousant les caprices du vent et de la houle. Ce que les scientifiques appellent anémomorphose. Seules les petites plantes à l’air de rien résistent à l’assaut des vagues et à la morsure du soleil et du vent. Elles se nomment saladelle, crithme maritime, barbe de Jupiter, griffe de sorcière.. En chemin, se dévoilent des parcelles de vigne encerclées d’une végétation parfumée de romarin, de sauge, de myrte, de lavande maritime, éveillant les sens du randonneur. Le soleil, les parfums des plantes, la promesse du vin… il ne reste plus qu’à s’immerger dans les eaux turquoise de la mer souveraine et se laisser aller au bonheur.

Les plages sauvages du Fort de Brégançon – 4 heures – Facile

Pour conjuguer bonheur de la baignade et plaisir de la marche, rendez-vous sur le sentier littoral de Brégançon.

Fort Brégançon

Accès : de Bornes-les-Mimosas, prendre la route de Cabasson, Fort Brégançon, par la D 42 A.

Départ : du parking de la plage de Cabasson (les trois prakings donnant accès à cette portion de côte – Cabasson, l’Estagnol, Pellegrin – sont payants en saison touristique).

Parcours établi d’après la carte IGN au 1/25 000 n° 3446 ET, Le Lavandou :

Laisser sur la gauche l’accès au fort de Brégançon. Fouler le sable blanc de la plage de Cabasson. Admirer le fort présidentiel dans son îlot de verdure, relié au continent par une jetée. Prendre à droite le sentier du littoral, balisé en jaune. Le chemin passe en sous-bois et se dirige vers une première crique (1).
Une descente s’amorce parmi les rochers déchiquetés de la côte, jusqu’à la pointe de la Vignasse abritant un petit port. Descendre sur la plage et la longer. Reprendre le sentier, en longeant le grillage : très rapidement apparaît une nouvelle plage. Çà et là, des ganivelles ( barrières de piquets de bois) protègent la végétation du littoral (2).
Petit passage en corniche parmi les pins et les buissons des cistes, face aux îlots de l’Estagnol, parmi les roches ocre. Si on ne l’a pas fait auparavant, c’est le moment de s’accorder un bain dans les eaux turquoise de la plage de l’Estagnol (3).
Reprendre le sentier qui passe au-dessus de la plage et descend dans un vallon boisé. Petite crique et vue sur le cap de Léoube. Des marches permettent de gagner de la hauteur? Un sous-bois dense débouche sur une piste que l’on emprunte jusqu’à la plage. Ganivelles, rochers et passerelle conduisent sur la plage de Léoube (4) .

Nos conseils :
Cette balade le long de la côte se fait en aller-retour en cinq heures, à moins de prévoir une voiture à chaque extrémité. Des bornes de localisation numérotées de 14 à 22, balisent le sentier chaque kilomètre.