L’Alahamady Be et le Famadihana, deux cérémonies malgaches qui rehaussent les cultures africaines

L’Afrique est un vaste continent qui abrite une diversité culturelle étonnante. Les innombrables groupes ethniques qui habitent dans cette immense terre ont chacune leurs coutumes, ne citant que le peuple malgache qui occupe la plus grande île africaine, Madagascar. Deux pratiques figurent parmi les habitudes perpétuées depuis des décennies à Madagacsar, l’Alahamady Be et le Famadihana. Célébré avec faste surtout pour la tribu Merina venant d’Anosimanjaka, l’Alahamady Be ou le Nouvel An est un évènement à ne pas rater au cours d’un passage dans la Grande Île, lors d’une tournée en Afrique.

Les amoureux de l’histoire seront aux premières loges pour vivre une aventure merveilleuse à travers ce culte malgache. En outre, le Famadihana ou le retournement des morts constitue un épisode incontournable dans la vie du peuple malgache. Durant une certaine période, tout un rituel accompagne les festivités, afin d’honorer les ancêtres et les défunts dans le respect des traditions anciennes. Ces deux solennités résument un voyage dépaysant qui marquera les vacances des touristes de passage à Madagascar.

L’Alahamady Be, une autre manière de fêter le Nouvel An en Afrique

Avantagé par des origines variées, le peuple Merina qui orne les hauts plateaux de Madagascar se différencie des autres ethnies malgaches et africaines. Cette facette se remarque surtout dans leurs us et coutumes, notamment l’Alahamady Be ou le Nouvel An malgache. Les globe-trotters qui effectuent un circuit en Afrique et passent à Madagascar au cours de cette période peuvent constater que chaque année du mois de mars, les Malgaches célèbrent le jour de l’an traditionnel. Des milliers de personnes se rassemblent à Anosimanjaka, au nord-est d’Antananarivo, la capitale.

Les Zanadranavalona qui sont les héritiers des Monarques apportent des offrandes, comme des parfums, des bonbons et autres friandises. Ces derniers seront suivis par le sacrifice de deux zébus appelés «Omby volavita» dont le sang est recueilli par les fidèles. La viande ou le «Hena manitra» est distribué à l’assistance, tandis que la tête des zébus sera donnée au plus vieux des Zanadranavalona. Tout le monde se partage le riz, le miel et fête cette commémoration dans la joie et la bonne humeur.

Le Famadihana, un rituel malgache incontournable qui mérite un coup d’œil

Dans la philosophie malgache, les défunts occupent une place importante dans la société. Les mânes des morts ne rejoignent les ancêtres qu’après la corruption complète de leurs corps. Le Famadihana est une façon d’honorer ceux qui ont quitté le monde des vivants en les exhumant de leurs tombes pour leur couvrir de nouveaux suaires appelés «Lambamena». Habituellement, la cérémonie débute dans la maison antique ou le «Tranondrazana». La famille, les proches et les invités se réunissent pour un bal populaire la veille du Famadihana.

Le rhum artisanal ou «Toaka gasy» coule à flots pendant les réjouissances, sous le son pharaonique des fanfares qui façonnent le rythme des innombrables danseurs. Le lendemain, tout le monde part en parade vers le tombeau et procède à l’exhumation des morts pour les couvrir avec des linceuls neufs. Les dépouilles seront portées plusieurs fois autour de la sépulture et seront de nouveau enterrées. Vient ensuite le moment où tous ceux qui sont présents seront invités à un grand festin appelé «Vary be menaka».