Le paysage du canal de la Sauldre

Le destin de l’humanité est indissociable de celui de l’eau : le canal de la Sauldre est le témoin vivant d’un moment, proche et pourtant déjà lointain, de l’histoire des Solognots.

Parce qu’il n’est raccordé à aucune autre voie navigable, on le nomme le canal « sans queue ni tête ». Drôle de destin que celui du canal de la Sauldre. Tout démarre dans le terrible climat social de 1848, augurant des difficultés qui présidèrent sa réalisation. Conçu pour le transport de la marne calcaire, destinée à améliorer la qualité des terres trop acides de la Sologne, l’idée de creuser un canal pour transporter cette roche sédimentaire revient à l’ingénieur Barré de Saint-Venant. Après la révolution de 1848, ce dernier parvient à convaincre le nouveau gouvernement de l’utilité de la construction d’un canal en Sologne? Une aubaine pour le gouvernement de Louis-Napoléon Bonaparte, cherchant à occuper les nombreux chômeurs de la capitale. Une opportunité pour ceux-ci, cherchant à sortir de leurs pénibles conditions d’existence : misère, choléra, criminalité…

Louis-Napoléon est favorable à ce projet, dans une région dont il est originaire par la branche Beauharnais de sa famille. Après de multiples atermoiements, le canal voit le jour en 1860. Suspendu entre la Sauldre d’où il vient et le Beuvron, son terminus, le canal relie ces deux rivières en franchissant leur ligne de partage des eaux. Au départ, situé à 175 m de haut, il accompagne la Sauldre en pente douce. Sept écluses seulement pour descendre  de 20 m en 20 km. Puis, au col de Bertrix, le canal franchit la ligne de partage des eaux à 154 m d’altitude. Les écluses se font alors plus nombreuses et rapprochées: 15 pour descendre de 43 m, en 27 km environ. Il passe sur le versant du Beuvron et descend rapidement jusqu’à Lamotte-Beuvron. Après un usage d’une vingtaine d’années, il subit de plein fouet, dès 1880, la concurrence du chemin de fer, des transports routiers et la découverte des engrais chimiques. Le canal est définitivement rayé des voies navigables  en 1926. Aujourd’hui, il vit pour le plaisir des randonneurs et des poètes.

Les paysages de la Sauldre : 6 heures – Peu difficile

Il y a la Sauldre canalisée…Puis il y a la Sauldre sauvage qui emmène le promeneur le long de ses méandres.

Accès : de Nouan-le-Fuzelier, prendre la D 122 jusqu’à Pierrefitte-sur-Sauldre

Départ : de la place de l’église de Pierrefitte-sur-Sauldre

Parcours établi d’après les cartes IGN au 1/25 000 Série bleue n° 2222 E Salbris et n° 2321 O Brinon-sur-Sauldre :

Se diriger vers Souesmes par la D 122. Continuer , après le croisement avec la D 126. Prendre à gauche le chemin  qui mène à une ancienne gare (1).
Continuer tout droit, franchir un pont. Prendre à gauche, jusqu’au croisement suivant, puis à droite, sur une petite route (2).
Prendre le chemin à gauche, il longe la Sauldre de loin (3).
Continuer et passer devant des volières, le chemin se rapproche de la Sauldre. Dans une presqu’île, la rivière forme une boucle. Couper en face, pour la traverser à gué (4).
Monter par le chemin encadré de haies, traverser la cour de ferme de l’Aubette. Sur la route, prendre à droite, puis encore une nouvelle fois à droite, sur une petite route en direction des Alicourts, où l’on retrouve un GR® (5).
Prendre à droite et traverser l’étang du Logis (6).
Poursuivre par la gauche vers le Clémenderies. Traverser à nouveau à gué la Sauldre (7).
Monter vers le château des Bordes, jusqu’à une petite route, l’emprunter quelques mètres par la gauche, puis retrouver à droite un chemin qui longe un petit étang (8).
Continuer jusqu’à la D 234. Traverser en face et prendre la direction de Briou (9).
Prendre à droite de la ferme du Briou. Couper une nouvelle fois la D 234, poursuivre jusqu’à Cerbois (10).
Suivre le chemin qui ramène à Pierrefitte.

Nos conseils :
Randonnée à faire par beau temps. S’il pleut, ne pas franchir les passages à gué sur la Sauldre. le lendemain, prolongez la balade sur le chemin de halage du canal de la Sauldre