Le sillon des gorges

Les gorges de l’Ardèche sont situées à un carrefour biogéographique où de nombreuses espèces animales et végétales rencontrent les limites de leur aire de répartition.

Le monde entier connaît l’histoire préhistorique de l’Ardèche. Ses grottes ornées, dont la célèbre grotte Chauvet découverte en 1994, appartiennent à la grande histoire de l’art pariétal. Mais les 700 dolmens disséminés sur tout le territoire sud ardéchois sont moins connus du grand public. Trois mille cinq cents ans avant notre ère, les hommes du Néolithique élevèrent des dolmens. Ces tombes collectives ont subi les outrages du temps, mais quelques-une, dont le dolmen du Chant, tiennent encore debout.La forêt de chênes verts qui l’entoure témoigne d’une formation végétale soumise à une influence méditerranéenne.

Chêne vert, chêne blanc et érable de Montpellier en sont les arbres principaux. Et puis, il y a l’inévitable garrigue. La garrigue basse, en mosaïque avec les pelouses, à la flore très variée, chargée en huiles essentielles, comme la lavande, le thym ou le romarin. Et la garrigue haute, le stade précédant la forêt, constituée majoritairement de buis. Mais la particularité des gorges réside dans la verticalité de leurs falaises. Il faut un peu de courage et beaucoup d’adaptation pour oser défier ainsi les lois de la pesanteur et l’absence presque totale du substrat.

Le champion toutes catégories confondues est le genévrier de Phénicie, mais il faut s’incliner aussi devant la biscutelle à feuilles de chicorée et l’alysse à gros fruits. Du côté de la faune, on observe le cortège habituel d’espèces inféodées aux milieux arides (écoutez chanter les cigales !). La présence de la rivière Ardèche offre le gîte et le couvert à une grande diversité de poissons. C’est une zone à barbeau, ce qui signifie qu’il s’agit de poisson d’eaux vives comme le goujon, le spirlin, le barbeau fluviatile – mais aussi le méridional -, le blageon et le chevesne.

Les gorges de l’Ardèche – 2 heures 30 – Facile

Le dolmen du Chanet, ceinturé de chênes verts, indique que les gorges de l’Ardèche étaient déjà fréquentées par l’homme il y a  3 500 ans.

Gorges-Ardèche
Accès : à 20 km au sud de Vallon-Pont-d’Arc par la d 290, puis la D 590.

Départ : du parking de l’ancienne maison forestière située à gauche de la départementale.

Parcours établi d’après la carte IGN Top 25 au 1/25 000 n° 2939 OT, Gorges de l’Ardèche, Bourg-Saint-Andéol, Vallon-Pont-d’Arc :

Au départ de la maison forestière, vous trouverez un panneau d’informations sur la randonnée (1),
Le sentier est intégralement balisé blanc-jaune. Marcher 100 m puis, à la fourche, prendre à droite. À l’intersection suivante (poteau indicateur), continuer tout droit. Après deux croisements, le sentier glisse sur la gauche et descend jusqu’à la D 290. Traverser la route et continuer en face, sur un chemin qui descend (2).
Vous entrez dans la réserve naturelle des Gorges de l’Ardèche. Poursuivre sur le sentier principal. Après une vire, découvrir le dolmen du Chanet  (3).
À la patte-d’oie, entre deux rochers, bifurquer sur la gauche vers un sentier qui grimpe. Admirer les différents points de vue sur les gorges et les grottes du Pigeonnier. Descendre dans le fond des gorges jusqu’au prochain poteau indicateur. Le sentier chemine sous l’aiguille du Gournier et suit le cours de l’Ardèche jusqu’à la plage de Gournier (4) .
Continuer jusqu’au prochain poteau – point d’eau – et monter les escaliers conduisant au centre d’accueil de Gournier. À cet endroit, prendre à gauche et monter sur un sentier bétonné (1 km) (5).
À hauteur de la D 290, emprunter le tunnel (6).
Continuer en face puis monter sur le plateau et, enfin, rejoindre la maison forestière.

Nos conseils :
N’oubliez pas votre casquette et votre litre d’eau. Mieux vaut partir le matin à la fraîche pour terminer la boucle avant midi.