Les voies d’eau

Dans la cuvette du Marais poitevin se réunissent les eaux de la plaine et des collines alentour. Que l’on survole le Marais à basse altitude, ou que l’on se contente d’observer la carte de son réseau hydrographique, on reste fasciné par l’abondante chevelure des chemins d’eau du Marais. Mais comment a-t-on réussi à maîtriser toute cette eau ?

Au commencement il y a les autoroutes – le réseau majeur -: il se compose de la Lay et de la Sèvre niortaise. Il est accompagné de nationales , ses affluents :  l’Autize et la Vendée au nord, la Guirande et le Mignon au sud. Ensuite, viennent les réseaux secondaires : canaux, rigoles, fossés. Rien de tel que de se rendre à Saint-Georges-de-Rex, une poche verte à l’écart de la Sèvre Niortaise, pour visualiser les travaux entrepris à coups de pioches par les maraîchins. Dès le XVIIe siècle, des investisseurs privés avaient envisagé le dessèchement du Marais. Ils se rendirent vite à l’évidence de l’impossibilité de faire s’écouler l’excédent d’au du Marais, jusqu’à l’océan. Il faut attendre le XIVe siècle, pour que les pouvoirs publics s’intéressent de nouveau à l’aménagement du Marais mouillé.

À Saint-Georges, les ingénieurs ont dû ouvrir de larges rigoles pour évacuer les eaux excédentaires vers le fleuve. Facilitant l’assainissement des terres, ils ont offert, du même coup, de nouvelles voies de navigation à l’économie locale. Et tout communique : la rigole de Rimonbœuf creusée sous Napoléon Ier aboutit au port de Saint-Georges, elle relie le village au canal du Chail et à la Grande Rigole de la Garette, qui traverse le port de Coulon. Puis, elle continue encore bien au-delà, vers les villes de Marans et de Niort. Chacun pouvait ainsi accéder au marais pour exploiter ses parcelles et communiquer avec la vallée de la Sèvre niortaise. comme le grand port du Vanneau, destinée aux agriculteurs du haut village et de la plaine. Mais tout cet édifice est soumis aux variations saisonnières : les inondations d’hiver et de printemps, la sécheresse de l’été. Trop ou trop peu, l’eau ne se laisse pas facilement apprivoiser.

Les grandes voies d’eau à vélo – 4 heures – Facile

À vélo, à la découverte des canaux et des ports en eau douce du Marais.

Grandes voies d'eau à vélo Accès : de Niort, prendre la D 3, jusquà Sansais, ensuite la D 1 puis à gauche la D 102 jusqu’au Vaneau-Irleau, enfin la D 180, jusqu’à Saint-Georges-de-Rex.

Départ : du port de Saint-Georges-de-Rex.

Parcours établi d’après la carte IGN Série bleue au 1/25 000 n° 1528 O, Benet-Coulon. La Venise Verte :

Visiter le port communal, les lavoirs et le patrimoine bâti du bourg. Le port de Saint-Georges a été entièrement creusé dans le calcaire, au plus près du village. Le lavoir n’utilise pas les eaux du ruisseau, mais celles d’une source(1).
Au port, prendre le PR® qui mène dans le marais de Saint-Georges (2).
Le contourner par la droite, en empruntant le parcours cycliste (3).
À la sortie du marais, continuer sur le chemin balisé pour les vélos, et passer dans la plaine du Moulin. Commune charnière, entre plaine et marais, Saint-Georges, situé en lisière de Marais mouillé, s’ouvre au sud-ouest sur une plaine où se développe la polyculture. Traverser la route D 102, continuer en face, en direction du Vanneau-Irleau (4).
Après le Vanneau, se diriger vers le pont d’Irleau (5).
La commune du Vanneau est marquée par la culture et le travail du bois. Jusqu’à la fin du XIXe siècle, Irleau était le village des sabotiers. Attention, au pont d’Irleau, passer tout d’abord dessus, puis ensuite dessous pour éviter de continuer sur la D 123 qui conduit au village de Coulon, avec les voitures (5).
Longer la Sèvre, jusqu’au village de la Sèvre (6).
Traverser la rivière par la passerelle métallique? Cette passerelle a été remontée dans les années 1950, pour faciliter les échanges avec le village vendéen du Mazeau. Prendre, en face, le petit tronçon de route et le premier chemin à droite qui mène à La Garenne-d’Arçais et revient à Saint-Georges-de-Rex (7).

Nos conseils :
Au village de la Sèvre, pour traverser le canal, on peut emprunter la barque à chaîne située 2 km après le village.