L’étang de La Maxe

Les alluvions fertiles de la Moselle ont permis le développement du maraîchage de petits jardins de pépinières. Aussi, sur ces terres baignées d’eau, une multitude d’oiseaux ont trouvé le gîte et le couvert.

Lorsque, étranger à la région, on découvre la vallée de la Moselle autour de La Maxe, la première impression n’est pas des plus favorables. Ce paysage urbanisé de périphérie, sur fond de cheminées de centrale électrique, n’invite ni à la balade ni à la rêverie. Cette névralgique de l’économie de Metz Métropole, la vallée de la Moselle est depuis la nuit des temps, l’axe majeur de communication par lequel ont transité les hommes et les marchandises. Pourtant, il suffit de regarder une carte de la région pour visualiser la mosaïque d’étangs, de canaux, d’îlots parsemant la vallée, et pour se réjouir de la présence discrète, mais bien réelle, de la nature.

Sur le territoire de la commune de La Maxe , dont le nom issu du latin maresium signifie marécage, la signature d’un partenariat entre la municipalité, la Ligue de protection des oiseaux (LPO) et la centrale EDF a permis la création d’un refuge pour les oiseaux. Sur la rive gauche de la lagune, 60 hectares de plans d’eau constituent une aire de repos pour les oiseaux migrateurs, traversant la région à l’automne et au printemps. Près de La Maxe, une centrale produit de l’électricité à partir de la combustion du charbon.<l’eau de la Moselle alimentant les turbines est ensuite refroidie et rejetée dans un bassin? Plan d’eau artificiel, cette lagune ne gèle pas en hiver, grâce aux rejets d’eau tiède de la centrale.  Il est devenu l’un des sites les plus importants pour l’hivernage des oiseaux d’eau en Lorraine. Et son attrait est d’autant plus grand que les étangs alentour sont pris par les glaces. Ici, production industrielle et nature s’associent pour le plus grand plaisir des  fuligules milouins et morillons, des foulques, des colverts, mais aussi des harles bièvres, des grèbes, des plongeons catmarins…La liste est encore longue !

L’étang de La Maxe – 2 heures – Facile

Une balade sous forme de flânerie, le long de l’étang de La Maxe, l’un des sites les plus appréciés des oiseaux hivernants.

Etang de la MaxeAccès : de Metz, prendre l’A 31 vers le nord. sortir à l’échangeur de La Maxe. Prendre la D 153b menant jusqu’au parking de la salle polyvalente.

Départ : du parking de la salle polyvalente.

Parcours établi d’après la carte IGN Série bleue au 1/25 000 n° 3412 O, Woippy-Uckange :

Se diriger vers l’église. tourner à droite dans la rue principale. continuer par la droite sur la petite route goudronnée (1).
Rester à droite et passer le long des serres. Rejoindre les bords de la Moselle. Autrefois, le village était renommé pour ses fraises. Cette production se poursuit encore aujourd’hui. Les serres maraîchères que l’on aperçoit produisent des légumes de qualité (2).
Longer les bords de la Moselle en direction du sud. Quelques points de vue remarquables sur la rivière qui méritent que l’on s’y attarde : prendre le temps de la flânerie (3).
Continuer jusqu’aux abords de la centrale électrique. Les ornithologues peuvent se réjouir de l’installation d’un nichoir à faucon sur la cheminée de la centrale (4).
Dans un virage en épingle à cheveux, quitter le chemin pour rejoindre la route qui mène au village, que l’on ne manquera pas de visiter : il s’agit en effet, d’un vieux village lorrain (5).

Nos conseils :
Dans ce même secteur des étangs du nord de Metz, à proximité, un parcours d’1h30 permet de faire le tour du marais du Grand Saulcy où l’on peut observer d’autres espèces d’oiseaux.