Moëze-Oléron

De la terre à la mer, au dus de l’estuaire de la Charente, la réserve de Moze-Oléron déploie son horizon d’anciennes salines, de polders, vasières et dunes. Les vents salés de l’Atlantique balayent ce site où des milliers d’oiseaux font halte.

La réserve naturelle de Moëze-Oléron est un havre de paix pour les 13 000 bécasseaux maubèches et les 900 barges rousses lors de leur halte migratoire. La partie maritime de la réserve comprend 5 000 hectares de vasières vivant au rythme des saisons. Ce secteur est à lui seul tout un monde, où la remontée des courants, les engrais naturels venus avec le fleuve Charente, le brassage de l’eau et la forte oxygénation favorisent une vie extraordinairement riche, où  se multiplient coquillages, crustacés et vers, un véritable festin pour ces milliers de limicoles.

Prés salés, dunes et bassins ostréicoles assurent la transition avec le marais littoral endigué. C’est là que chaque oiseau fait sa toilette et se repose des heures durant, en attendant la marée descendante. Se côtoient les délicates échasses blanches, les avocettes, les cigognes que l’on peut voir aussi sur les trois plates-formes aménagées à leur intention, les busards…

Sur le site de la réserve, 300 espèces d’oiseaux ont été observées dont 69 nicheuses. Les Anatidés, avec 25 000 hivernants, représentent un effectif d’importance internationale, les bernaches et les tadornes représentent à eux seuls près de 50 % de ces effectifs. En bordure du pré salé chantent la gorgebleue et la bergeronnette printanière, tandis que le bruant des roseaux et la rousserolle turdoïde préfèrent la végétation dense des fossés. Il y a également la tortue cistude, la loutre d’Europe, la lamproie marine…

Au printemps, la migration des oiseaux réserve des surprises ; le cortège des oiseaux nicheurs se fait quant à lui entendre . Et, dès le mois de juin, après quelques semaines de relative « tranquillité », les oiseaux reprennent la voie des airs et regagnent petit à petit leurs futurs sites d’hivernage. Incroyable richesse faunistique et floristique de la réserve ! Il faut venir sur place pour pouvoir appréhender sa diversité et l’admirer…

La réserve naturelle de Moëze-Oléron : 3 heures – Facile

Trois sentiers avec tables d’orientation et observatoires pour de belles découvertes. À parcourir individuellement ou en une seule et même balade. Également, le sentier des Tannes, au sud de la ferme de Plaisance.

Accès : de Rochefort, prendre la D733 en direction de Saint-Agnant, puis la D125 qui mène à la Moëze. À la sortie du village, prendre la D125 E1 jusqu’à Saint-Froult. De là, continuer jusqu’à la ferme de Plaisance.

Départ : du parking de la ferme de Plaisance

Parcours établi d’après les cartes IGN Top 25 au 1/25 000 n° 1430 OT, Rochefort, Marennes :

(1), (2) Le sentier des Polders (boucle de 1,4 km). Un sentier labellisé « Tourisme et Handicap » qui chemine sur un parcours d’anciennes claires ostréicoles, équipé d’un observatoire – ouvert du 1er septembre au 31 janvier, chien interdit.
Continuer tout droit, franchir un pont. Prendre à gauche, jusqu’au croisement suivant, puis à droite, sur une petite route (2.)
(3) Le sentier des Sablières (1 km A/R). Il chemine sur une dune très ancienne, à végétation arbustive, étape obligée des passereaux migrateurs? Parcours ponctué de mares d’eau douce, favorables à la présence de  la rainette méridionale, du pélodyte ponctué, de la cistude d’Europe. Départ de la ferme de Plaisance ou du parking du sentier des Sablières. Sentier accessible toute l’année , chien interdit.
(4) Liaison piétonne, entre les trois sentiers, empruntant un bout de route.
(5), (6) Le sentier des Lais de mer (1 km A/R). Il chemine sur la dune, point de vue sur la plage et la vasière. Sentier accessible toute l’année, chien interdit.

Nos conseils :
Respecter les recommandations décrites à chaque départ de sentier. Pour limiter le dérangement sur les zones de reposoirs ou d’alimentation, les groupes n’ont pas libre accès au site. Ils sont accueillis toute l’année par les gardes de la réserve, mais sous conditions. Contacter la réserve pour en connaître les modalités et profiter d’une visite au cœur du site.