Parc de l’estuaire

La pointe de Suzac déploie un horizon où se joignent ciel et eaux mêlées de l’estuaire et de l’océan. Dans le sous-bois de pins de ses falaises s’ouvrent des points de vue sur les carrelets et la plage…Tableaux enchanteurs.

Sur l’avenue Paul-Roullet qui mène à l’océan, aun numéro 47, une fois franchi le portail, une allée bordée de grands pins maritimes mène à la Villa de l’Estuaire. Sans le panneau signalant les heures d’ouverture et les discrètes bornes « abécédaires de l’estuaire » sur quelques espèces emblématiques, on pourrait se croire en visite chez un ami.

Au bout de l’allée, cette belle villa des années 1950 a été transformée en centres d’interprétation de l’estuaire de la Gironde. L’espace muséographique présente de manière ludique les grands thèmes naturalistes de ce site: faune, flore, écologie, géologie…Grâce à l’intérêt du site suscité par la visite et l’émerveillement devant les « fonctionnements » de la nature, le visiteur prend conscience de la fragilité des milieux naturels.

La convivialité au rendez-vous, il suffit de s’installer ensuite devant un verre de jus de fruit bio ou un café et d’assister au spectacle toujours renouvelé de l’embouchure de l’estuaire. Après avoir jeté un œil sur les arbousiers qui semblent aimer le microclimat des lieux, on monte dans la tour de guet, à 60 mètres de hauteur, pour un immense travelling sur l’estuaire, l’océan, la forêt de Suzac.

Nos pas nous portent ensuite sur l’ancien sentier des douaniers de la pointe de Suzac. Le visage fouetté par l’air marin, au-dessous du grand ciel bleu et du soleil, on se prend à déambuler avec euphorie sur ces falaises de coquillages plusieurs fois millénaires. Le vent et les embruns salés érodent petit à petit les derniers vestiges de forts, de casemates et de bunkers des siècles passés.

Sur ce domaine du Conservatoire du littoral s’étend une magnifique pelouse sèche calcicole où poussent la badasse, un cousin du thym, et de belles orchidées. Le chemin sinue à fleur de falaise, passe dans un sous-bois de chênes verts recourbés par le vent jusqu’à la magnifique plage de Suzac, où l’on se prend à chercher les étranges capsules d’œufs de raies.

Le Parc de l’Estuaire: 3 heures – Facile

S’enivrer du grand spectacle de l’estuaire et de la beauté du site de la Pointe de Suzac. Découvrir au Parc de l’estuaire toute la variété faunistique et floristique de ses falaises datant de 90 millions d’années.

Parc de l'EstuaireAccès : de Royan, prendre la D25 sur 5 kilomètres jusqu’à Saint-Georges-de-Didonne. Puis prendre la route forestière qui mène à l’entrée du Parc de l’estuaire.

Départ : du parking du Parc de l’Estuaire.

Parcours établi d’après la carte IGN Série bleue au 1/25 000 n° 1332 ET, Royan, forêt de la Coubre :

En cheminant dans le Parc, on peut voir l’œillet des dunes et des arbousiers, une espèce méditerranéenne  Assez rare, le pouillot de Bonelli niche ici aussi. On rencontre également la huppe fasciée, le grimpereau, le roitelet  triple-bandeau.

(1) Une des plus belles vues sur l’embouchure de l’estuaire au niveau de la terrasse/salon de thé.

(2) Sur cet ancien sentier des douaniers, les martinets noirs nichent dans la falaise, le bruyant zizi chante bien en vue.

On arrive sur une pelouse sèche calcicole, appartenant au Conservatoire du littoral, où des vestiges de casemates et de batteries napoléoniennes prennent place. Attention à ne pas passer près du bord de la falaise. Respecter le tracé. (3)

Vue sur les carrelets .(4)

(5) Arrivée sur la route. suivre le trottoir à droite pour rejoindre le parking du restaurant Suzacabana. Halte sur la « plus jolie plage naturelle de la Côte de Beauté (6).

Du parking, traverser la route et rejoindre la petite route qui monte en face. après la montée, au croisement, prendre à gauche une petite route (7).

Puis encore à gauche, prendre le premier sentier qui passe au milieu de la forêt (8)