La réserve naturelle des hauts-plateaux

Classé en réserve naturelle depuis 1985, ce vaste espace inhabité invite à une immersion sauvage dans une forêt de pins à crochets unique en son genre.

Qui met le pied sur les Hauts-Plateaux pénètre la forteresse Vercors. Encadré par d’abruptes falaises, ce territoire, à l’altitude comprise entre 1 0500 et 2 341 mètres, constitue le cœur sauvage du massif. Dépourvu de route comme d’habitation permanente, il est protégé depuis 1985 par une réserve naturelle couvrant près de 17 000 hectares, soit 10% de la superficie du parc naturel (PNR) du Vercors. Il s’agit de la plus grande réserve terrestre de France métropolitaine. Son classement est essentiellement lié à l’importante surface couverte par l’étage subalpin, situé entre l’étage montagnard et l’étage alpin, entre 1 600 et 2 000 mètres d’altitude, et à la présence de la plus grande forêt de pins à crochets des Alpes calcaires. S’ils côtoient les épicéas, quelques feuillus et des pins sylvestres, les pins à crochets monopolisent l’espace au-dessus de 1 600 mètres. Ils se reconnaissent à leur feuillage dense, très vert et à leur écorce grise. Leurs nom provient du fait que certaines écailles de leurs cônes sont recourbées comme des crochets.

Pratiqués depuis plus de mille ans, le pastoralisme et l’exploitation forestière ont façonné le paysage, ouvrant de vastes clairières entourées de bosquets. Traditionnellement, on utilisait la résine des pins à crochets, appelée poix, pour calfater les bateaux, les rendre étanches? Cette exploitation a cessé depuis environ soixante-dix ans, mais certains vieux spécimens en gardent la trace, sous forme d’encoches.

Lagopède alpin, lièvre variable, chouette chevêchette et de Tengalm, aigle royal, marmotte, chamois, bouquetin, tétras-lyre…: la faune montagnarde est bien représentée dans la réserve naturelle. L’hiver, il n’est pas rare de croiser quelques chamois sur les crêtes dénudées, ou des bouquetins se chauffant sur les rochers du pas de l’Essaure.

Sur les hauts de Combau – 4 heures 30 – Moyen

Une immersion dans le cœur sauvage du massif : la réserve naturelle des Hauts-Plateaux. Des panoramas magnifiques !

Sur les Hauts de CombauAccèsde Die, se rendre à Châtillon-en-Diois par la D 93, puis la D 539. À la sorite de Châtillon, suivre la D 120 en direction du col de Menée? Traverser les villages de Menée et des Nonières, puis prendre la route qui part à gauche (D 515) en direction de Bénevise et du vallon de Combau. Aller jusqu’au bout de la route.

Départ : parking de l’auberge de Combau.

Parcours établi d’après la carte IGN Série bleue au 1/25 000 n° 3237 OT, Glandasse :

Remonter le vallon en gardant toujours le ruisseau à gauche. Arrivée au parking d’été, qui se repère au parc métallique installé sur le coteau d’en face, bifurquer à gauche (1).
Traverser le ruisseau et monter vers ces barrières. Passer entre les poteaux qui matérialisent la piste. Elle s’élève dans une hêtraie et débouche sur un replat où se situe le panneau d’entrée dans la réserve naturelle (1 575 m) (2).
Continuer à remonter le vallon en restant bien au fond. Sur la gauche, la Montagnette et ses falaises servent de point de repère.A la bergerie de Combau ( 1 608 m) (3), changer de vallon en prenant sur la droite. Continuer vers le nord, en restant au fond du vallon, jusqu’à l’abri de l’Essaure (1 653 m) (4).
Se diriger alors vers le nord-est, perpendiculairement à la cabane, en direction du pas de l’Essaure.
Repérer le cairn (5), à mi-chemin entre la cabane et le pas de l’Essaure. Au pas de l’Essaure (6), la vue est imprenable sur le mont aiguille, l’enfilade de falaises jusqu’à Corrençon, le Dévoluy, les Ecrins, Belledonne, le Trièves. Retour par le même itinéraire ou par les crêtes (en pointillés sur la carte, compter 6 h ), en prenant plein sud à partir du cairn (5).
Ne pas trop s’approcher des crêtes. Poursuivre en restant au-dessus de la forêt. Après une longue traversée, continuer jusqu’au col de la Lauzette (7).
Prendre à droite sur le chemin puis à gauche la piste qui monte légèrement. Elle redescend jusqu’à la route, en contrebas de l’auberge de Combau, près du parking.

Nos conseils :
Partir par beau temps, ou encadré par un professionnel.