Saint-Martin-du-Canigou

Le « Canigó », montagne sacrée du Pays catalan, impose de loin sa majesté. Autre sommet, l’abbaye de Saint-Martin-du-Canigou, splendeur de l’art roman, complète le tableau grandiose de cet inoubliable site.

Quand dans la plaine fleurissent les amandiers, la splendeur des cimes enneigées du Canigou suscite toujours l’admiration. Jusqu’à ce que les instruments modernes de mesure établissent précisément son altitude, le pic du Canigou fut considéré comme la plus haute montagne des Pyrénées, tant il est impressionnant.  Visible de part et d’autre de la frontière entre la France et l’Espagne, il demeure le symbole de l’unité catalane. Emblème des Pyrénées_Orientales, on le voit de très loin, de la plaine du Roussillon au nord de Vallespir et au sud de Conflent où ses contreforts abritent des forêts remarquables.

Sur les premières hauteurs du versant nord jusqu’au sommet hissé à 2 784 mètres, il s’enrichit d’une variété exceptionnelle de milieux forestiers. De l’étage méditerranéen jusqu’à l’étage alpin se succèdent les forêts de chênes sur l’adret et les crêtes, les hêtraies et les sapinières sur l’ubac et dans les vallons froids. Dans les fourrés de la lande à rhododendrons, le chat sauvage, le lagopède et le grand tétras trouvent refuge. Tandis que les branches des pins à crochets servent d’affût à la chouette de Tengmalm.

De ces lieux à l’atmosphère envoûtante, accrochée à un piton rocheux, surgit dans un site vertigineux l’abbaye millénaire de Saint-Martin-du-Canigou. Considérée comme « l’acte de naissance de l’art roman », San Marti del Canigó fut fondée en 1001 par le comte Guifred de Cerdagne. Préoccupé du salut de son âme, il fut aussi soucieux du rayonnement de la Catalogne au moment de son essor économique et démographique. C’est autour de la figure de son frère, le comte évêque et abbé Oliba, que cette famille comtale de Cerdagne promut l’art roman dans ce territoire du Conflent où la Catalogne s’est construite.

Saint-Martin-du-Canigou – 4 heures – Difficile

Un sentier parfois vertigineux et forestier tout autour de l’impressionnante abbaye de Saint-Martin-du-Canigou, le point incontournable de la balade.

Saint-Martin-du-Canigou Accès : de Perpignan, prendre la N 116 jusqu’à Villefranche-de-Conflent, puis la D 116 jusqu’à Casteil.

Départ : du parking à l’entrée de Casteil.

Parcours établi d’après la carte IGN Top 25 , série bleue au 1/25 000 n° 2349 ET, massif du Canigou :

Prendre le boulevard de la Cascade, puis la route qui se dirige vers la cascade Dietrich (1) .
Bifurquer à gauche sur le sentier balisé en jaune menant au ravin de la Guilla. En longeant le camping, faire l’aller-retour à la cascade Dietrich (2).
Monter jusqu’au col de Llavent) (3).
Au col, prendre à droite. Traverser une zone d’éboulis en suivant les cairns comme points de repère. Passage devant une cabane de berger en pierre sèches. À la hauteur du ravin des Asmoursadous, prendre à droite en épingle à cheveux le chemin qui se fraye un passage sur les rochers à l’aide d’une main courante. Au carrefour, continuer par la droite en direction de l’abbaye (4).
Ne pas manquer de visiter ce monument millénaire !.À gauche, descendre par l’escalier qui devient sentier. Passer le ruisseau à gué. Emprunter la passerelle qui franchit le ruisseau plus loin. À l’embranchement, prendre à droite et gagner la route (5).
Suivre la route par la droite jusqu’à Casteil (6). Prendre à droite, passer devant la mairie. Première à gauche face à l’église, descendre la rue jusqu’à la route. Prendre à droite pour retrouver le parking.

Nos conseils :
Évitez cette balade si vous êtes sujet au vertige. toutefois, une rampe piétonne permet d’accéder à l’abbaye, où une visite s’impose.