Téhéran, Ispahan, Chiraz, des villes iraniennes à explorer

Voyager en Iran, c’est partir à la conquête de ses trésors culturels et naturels, connus ou encore très peu connus, et s’attarder à Téhéran, c’est découvrir des merveilles comme le palais du Golestan. Situé dans la citadelle royale de l’Arg-eSoltanati, cet ancien siège de la dynastie Kadjarren ferme un trône de marbre et des pièces décorées, qui sont des exemples de réalisations artistiques et architecturales marquant une période importante en Iran. Le musée du tapis, un des immanquables des séjours en Iran, est doté d’une bibliothèque qui compte plus de 7 000 ouvrages. Fondé en 1976, il occupe une surface de 3 400 m² et se trouve en bordure du parc Laleh, un jardin public de la capitale.

Les vacanciers y admireront une grande variété de tapis persans, tissés à la main, et datant du XVIIIe siècle jusqu’à nos jours. En poussant leur balade un peu à l’ouest, les routards aboutiront à la tour Shāyād ou mémorial des rois qui constitue l’un des symboles de Téhéran. Mesurant 45 m de haut et recouverte de plaques de marbre blanc d’Ispahan, cette tour surmonte le musée du même nom qui expose des objets représentant l’histoire du pays, y compris une copie du cylindre de Cyrus, dont l’original est gardé précieusement au British Museum. Il s’agit d’un cylindre d’argile sur lequel est inscrite une proclamation du roi de Perse Cyrus II, alias Cyrus le Grand. Ce texte, en akkadien cunéiforme, fait suite à la prise de Babylone par ce monarque après qu’il ait vaincu le souverain Nabonide en 539 av. J.-C.

Après Téhéran, Ispahan

La ville d’Ispahan est réputée pour son architecture persane. Sur l’immense place Naghsh-e Jahan, les visiteurs trouveront la mosquée du Chah qui date du XVIIe siècle. Son dôme et ses minarets sont décorés de calligraphie et de mosaïques. En outre, les vacanciers qui effectuent des séjours en Iran parcourront les rues abritées du bazar, et bordées des traditionnels caravansérails et d’étals de toutes sortes. À l’ouest, ils repèreront le palais Hacht Behecht, dont le nom signifie « les huit jardins du paradis ». Il fut bâti à la place du jardin du Rossignol au XVIIe siècle, sous la dynastie safavide pour le chah Süleyman Ier. Par ailleurs, les promeneurs flâneront jusqu’au pont Khaju, l’un des ponts qui enjambent la rivière Zayandehrud, prenant sa source dans les monts Zagros. Vieux de plusieurs siècles, cette passerelle offre des points de vue superbes sur les environs, tout en jouant un rôle considérable dans la régulation du débit d’eau de la rivière Zayandehrud, et ce, grâce aux vannes placées sous ses arches.

Après Ispahan, Chiraz

Chiraz est une ville qui vaut un détour durant un séjour en Iran. Elle est célèbre pour son histoire littéraire, mais son renom repose aussi sur ses mausolées, notamment le mausolée de Hafez, en l’honneur du célèbre poète, un enfant du pays nommé Hafez. Le pavillon qui abrite la tombe en marbre de ce troubadour iranien est situé dans les jardins Musalla, principalement sur les rives d’une rivière temporaire. D’autres mémoriaux sont dédiés à de grandes personnalités. Outre ces monuments commémoratifs, les tombeaux et les squares environnants forment les attractions majeures de Chiraz.