Valsavarenche

La forêt de mélèzes recouvre les flancs de la montagne. Le torrent de Savara se fraye un chemin dans les blocs rocheux, menant au spectacle grandiose du Gran Paradisio. Pâturages d’altitude, cimes enneigées, lacs glaciaires et animaux sauvages sont au rendez-vous.

Des trois vallées valdôtaines du parc national du Grand Paradis, Valsavarenche est la plus sauvage. Son âpre beauté, son territoire de forêts et de hauts sommets fut l’un des terrains de chasse préférés du roi Victor-Emmanuel II. À cette époque, les habitants de la vallée voyaient fréquemment passer l’équipage royal à cheval sur l’ancienne route qui mène à Orvieille. le roi se dirigeait jusque sur le plateau où se trouvait u n pavillon de chasse, aujourd’hui rénové. Au cours de ces nombreux séjours à Valsavarenche, Victor-Emmanuel II, roi-chasseur de bouquetins, fut alarmé par la raréfaction de ces derniers. En 1856, évitant ainsi la disparition définitive de l’espèce, il déclara réserve royale de chasse une partie du territoire du parc actuel. En 1920, son successeur fit don à l’État italien de cette réserve de 2 100 hectares. Ainsi fut créé, le 3 décembre 1922, le parc national du Grand-paradis, premier parc national d’Italie.

Du promontoire d’Orvieille, ainsi qu’au-dessus au lac de Djouan, la vue sur les glaciers et les sommets de la chaîne du Grand Paradis mérite l’effort de la montée. De là, on admire le Gran Paradisio, qui a donné son nom au parc. Le sommet de cette montagne (4 061 mètres) fut atteint pour la première fois le 4 septembre 1860 par des alpinistes anglais et français. Sur ses flancs de granit, le long des pentes inouïes, entre pierriers gigantesques, couloirs d’avalanches et blocs de roches monumentaux, courent allègrement les chamois. En bas, dans la vallée, descend le soir un troupeau de bouquetins venant se restaurer paisiblement de l’herbe verte de la prairie.

Aux pieds du Gran Paradiso – 2 jours – Moyen

Dans la vallée de Valsavarenche, monter avec les bouquetins vers les refuges historiques Chabod et Vittorio Emanuele II.

Aux pieds du Gran Paradisio Accès : d’Aoste, prendre la direction vers la vallée de Valsavarenche. Il faut dépasser Degioz, chef-lieu de Valsavarenche, et continuer jusqu’au parking de Pravieux.

Départ : du parking de Pravieux.

Parcours établi d’après la carte Istituto Geografico Centrale au 1/50 000, n° 3, Il Parco Nazionale del Gran Paradisio :

Jour 1 :
Le sentier démarre au-delà du petit pont. On longe des prés où se trouvent de petites maisons montagnardes traditionnelles (baite). Montée par un chemin muletier en lacets, emprunté par le roi Victor-Emmanuel II (1),
On continue dans le petit vallon boisé . Traverser sur la gauche pour rejoindre un nouveau hameau de baite. On les dépasse pour suivre la trace de droite qui monte doucement dans le bois de mélèzes (2).
À la sortie du bois, la vue s’élargit et s’étend vers les glaciers du Gran Paradisio. Continuer dans les lacets , puis rejoindre le sentier qui se rapproche du torrent. On laisse à droite le pont qui mène au refuge Victor-Emmanuel II pour gagner rapidement le refuge Chabod (3).
Jour 2 :
Descente jusqu’au pont. Le traverser. Le sentier monte et descend, il passe sous les impressionnantes moraines du glacier du Gran Paradisio  (4).
Après avoir dépassé une grosse falaise, on aperçoit un peu plus haut la silhouette caractéristique du refuge Victor-Emmanuel II (5).
Le sentier monte entre des alpages et des rochers jusqu’au refuge (6).
Du refuge, on emprunte le large sentier qui descend jusqu’au fond de la vallée (7).
De là, on prend la piste qui conduit au parking de Pont (8).
Suivre la piste puis, à droite, le chemin qui descend le long du vallon. Le chemin longe la rivière et ramène au point de départ.

Nos conseils :
Avant de partir consulter les liens suivants :
www.rifugiochabod.com
www.rifugiovittorioemanuele.com